La maladie de Lyme

La maladie de Lyme, ou borréliose de Lyme, est une infection bactérienne transmise à l'homme par la piqûre d'une tique. Elle est due à des bactéries du complexe Borrelia burgdorferi.

Cette page présente des informations générales. Elle ne remplace pas un avis médical : toute suspicion doit conduire à consulter.

La transmission

La tique concernée en Europe est Ixodes ricinus. Elle vit dans les zones boisées et broussailleuses, les hautes herbes, les lisières et les jardins arborés, et elle est active surtout du printemps à l'automne, avec des périodes d'activité possibles dès que la température le permet.

Toutes les tiques ne sont pas porteuses : le taux d'infection varie fortement selon les régions et les milieux. Et le risque de transmission augmente avec la durée d'attachement, d'où l'importance capitale du retrait rapide, qui est la mesure de prévention la plus efficace.

La maladie ne se transmet ni entre personnes, ni par les animaux domestiques, qui peuvent en revanche rapporter des tiques à la maison.

Les stades

Au stade précoce localisé, le signe le plus caractéristique est l'érythème migrant : une rougeur qui s'étend autour du point de piqûre, souvent en anneau, apparaissant généralement entre 3 et 30 jours après. Il est indolore et ne démange pas, ce qui explique qu'il passe inaperçu. Il peut s'accompagner de fièvre, de fatigue, de maux de tête et de douleurs musculaires.

Sans traitement, la bactérie peut se disséminer. Apparaissent alors des atteintes articulaires (des douleurs et des gonflements, souvent au genou), neurologiques (paralysie faciale, douleurs radiculaires, méningite), plus rarement cardiaques ou cutanées.

À un stade tardif, des manifestations articulaires, neurologiques ou cutanées chroniques peuvent survenir, plusieurs mois ou années après.

Le diagnostic

L'érythème migrant suffit au diagnostic : il ne nécessite aucun examen biologique, et le traitement doit être commencé sans attendre. C'est un point important, car les tests sanguins sont souvent négatifs à ce stade précoce.

Pour les formes disséminées, la sérologie se fait en deux temps : un test de dépistage, puis un test de confirmation en cas de résultat positif ou douteux. Ces tests détectent les anticorps, non la bactérie : ils peuvent rester positifs longtemps après la guérison, et un résultat positif isolé ne signifie donc pas une infection active.

C'est là que se situe l'essentiel des difficultés du sujet, et c'est aussi ce qui explique les controverses.

Le traitement

Il repose sur des antibiotiques, dont la nature et la durée dépendent du stade et de la forme clinique. Pris précocement, il permet une guérison dans la grande majorité des cas.

Des symptômes persistants après traitement, fatigue, douleurs, troubles de la concentration, sont rapportés par une partie des patients. Leur origine et leur prise en charge font l'objet d'un débat scientifique et médical réel. Les autorités sanitaires françaises ont mis en place des centres de référence et une démarche de prise en charge des symptômes persistants polymorphes, dont la définition et le traitement restent discutés.

Ce qui fait consensus : une antibiothérapie prolongée au-delà des durées recommandées n'a pas démontré de bénéfice et expose à des effets indésirables sérieux.

La prévention

Elle est le levier le plus efficace, et elle est simple. Avant : vêtements couvrants et clairs, pantalon dans les chaussettes, chemin plutôt que hautes herbes, répulsif cutané adapté sur les parties découvertes.

Après chaque sortie en nature : une inspection complète du corps, en insistant sur les plis, aisselles, aine, creux des genoux, nombril, derrière les oreilles, cuir chevelu chez l'enfant. Une tique non gorgée est minuscule, et c'est ce qui la fait manquer.

Retirer une tique

Le geste compte. On utilise un tire-tique ou une pince fine, on saisit l'animal au plus près de la peau, et on tire en effectuant une rotation, sans écraser le corps.

Ce qu'il ne faut pas faire : appliquer de l'éther, de l'alcool, de l'huile ou une flamme avant le retrait, ces gestes font régurgiter la tique et augmentent le risque de transmission. Une fois retirée, on désinfecte, et on note la date.

Une surveillance de la zone pendant un mois s'impose. L'apparition d'une rougeur qui s'étend, ou de symptômes généraux, justifie une consultation en mentionnant la piqûre.

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